samedi 12 mars 2016

Et si je m'asseyais ...

Quand tu me fais part d’une difficulté, d’un problème, en une fraction de seconde, mon cerveau, se met à analyser, trier, me propose un diagnostic puis une solution pour toi. J’ai envie de t’aider bien sûr, parce que " je sais " que je peux t’éclairer de la lumière de ma propre expérience … Sauf que comment pourrais-je poser une action qui va contribuer pour toi tant que je n’ai pas entendu réellement où est "ton problème" ? A m’empresser de te répondre, je risque de passer à coté de ce que tu vis. S’en suivra frustration de ne être parvenue à te soulager et toi tu seras découragé de ne pas avoir été entendu !
Je remarque à quel point il y a en moi cette urgence à faire cesser l’inconfort et cet élan de recherche de solutions tendu vers un résultat immédiat. Pourtant, quand j’écoute cette urgence , elle me parle avec force de mon besoin de confort intérieur et de contribution. Et qu’est-ce qui me permet de goûter le confort, la détente ? De ne pas me tendre à tout prix vers un résultat, de ne pas avoir d’objectif sur ce qui devrait se passer en toi ou en moi. Qu’est ce qui me permet de contribuer avec joie ? D’ avoir de la clarté sur ce que je peux faire pour toi ( as-tu besoin d’empathie ? de soutien ? ) et aussi être en lien avec mes limites à le faire.
Ainsi , dans la détente de ne pas avoir de projet sur toi je peux prendre le temps de t’écouter en étant présente à ce qui te traverse. Et toi, tu as l’espace pour entrer en lien avec ce que tu vis et laisser émerger ton élan de transformation pour poser des actions ajustées pour toi.

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