samedi 9 septembre 2017

S'ENTENDRE


J’ai parfois l’impression
Que tu es si loin
Que je crie pour que tu m’entendes

J’ai parfois l’impression
Que je suis si loin
Que j’oublie que l’on peut s’entendre

J’ai parfois l’impression
Que je reviens de loin
Quand je me rappelle qu’en moi je peux descendre

J’ai parfois l’impression
Que je ne suis plus si loin
Et j’écoute pour pouvoir m’entendre

J’ai parfois l’impression
Qu’enfin je te rejoins
Dans cet espace où je peux me détendre

J’ai parfois l’impression
Qu’alors je me souviens
Que mon cœur et le tien ont toujours été un.

POSER DES LIMITES AU SERVICE DE LA RELATION.



Notre plus grande joie étant de contribuer à embellir la vie, chaque fois que j’affirme ma limite dans la conscience de mes besoins, je me fais un cadeau et je fais un cadeau à l’autre.
Je me fais un cadeau, parce que je prends conscience de ce qui me donne de la joie et de ce qui ne m’en donne pas. J’ai ainsi l’occasion de me relier à mes besoins satisfaits ou insatisfaits . En les reconnaissant, en les accueillant, je peux poser des actions pour embellir ma vie.
Je fais un cadeau à l’autre, parce qu’en partageant ce qui me donne de la joie et ce qui ne m’en donne pas, je lui donne des repères pour qu’il puisse se relier à ce que je vis. Je lui donne l’opportunité de me soutenir dans un endroit où je suis en difficulté dans ma relation avec lui. Je lui offre un espace de liberté pour qu’il puisse contribuer depuis sa joie. Et s’il n’a pas de joie à contribuer, sans doute a-t-il lui aussi atteint une limite. Une nouvelle opportunité m’est alors donnée d’utiliser ce repère pour me relier à lui, pour me relier à moi et pour danser dans cet espace de reliance afin de co-créer une relation qui embellit la vie de chacun.
NB : Dans l'illustration ci-dessous je n’aborde pas les limites relatives à la sécurité des personnes. Quand il y a danger imminent, la protection des personnes passe avant la connexion !

samedi 6 mai 2017

ENVIE DE JOUER ?


Je vous propose un petit jeu pour développer la conscience de nos besoins et s'entrainer à se rendre la vie belle :

- Allez sur la page  : https://www.facebook.com/apprentiegirafe

-Cliquez sur l'image puis recliquez pour arrêter le défilement.

- Reliez-vous au besoin illustré sur la carte en prenant une profonde respiration.

- Laissez émerger une action concrète que vous vous proposez d'accomplir aujourd'hui pour servir ce besoin.

- Si le cœur vous en dit, partagez en commentaire le besoin qui est apparu et ce que vous allez faire pour le servir.

( BONUS : Laissez-vous inspirer par les partages offerts par les autres. )



mardi 3 janvier 2017

Les obstacles à l'écoute empathique

Voici un dessin pour m’aider à me rappeler que quand quelqu’un choisit de partager avec moi ce qu’il vit, la plupart du temps, il me demande juste de l’écouter. Alors, à moins qu’il m’en face une demande explicite, je ne lui donne pas de conseil, je ne lui dit pas ce que j’en pense, je ne lui raconte pas mon expérience, je ne cherche pas à trouver une solution. Je l’écoute, en tachant d’être totalement présente à ce qu’il vit sans rien amener de mon histoire. Ainsi, l’autre, pourra pleinement explorer ce qui se passe à l’intérieur de lui-même et trouver le chemin le plus ajusté pour lui. Pour 2017, je vous souhaite d’être à l’écoute de tous les cadeaux que la Vie nous offre !

vendredi 28 octobre 2016

Les besoins en images.

Voici quelques cartes concernant les besoins en CNV. Si vous souhaitez les utiliser à titre personnel, je demande, afin de soutenir mon élan de partage, à ce que l'adresse/signature sur le côté de l'image soit conservée. Cet article s'étoffera au fur et à mesure que j'illustrerai de nouvelles cartes. N'hésitez donc pas à revenir de temps en temps ;)


mardi 25 octobre 2016

JE NE PARLE QUE DE MOI



Quand je te reproche d’être ceci ou bien cela ,en réalité je ne parle pas de toi.
J’essaie de te montrer ce qui se passe pour moi.
Combien je suis choqué, combien je pleure de ne pas parvenir à t’aimer.
Quand j’affirme que le monde est comme ci, que les gens sont comme ça,
sauras-tu apprécier le cadeau que je t’envoie ?
Je t’offre mon monde intérieur, ce qui me révolte et ce qui me touche.
Quand je t’accuse, que c’est « ta faute », je t’en prie ne le prend pas pour toi .
Je n’ai juste pas les mots pour te raconter
ce que je vis et là où j’en suis.
Mes mots sont un passage qui mène vers chez moi.
Et même lorsqu'ils te « tu », ils ne parlent pas de toi.
Ils sont mon impuissance de ne pas avoir de choix

samedi 13 août 2016

La colère un amie précieuse

LA COLÈRE UNE AMIE PRÉCIEUSE

Quand on est en colère on dit parfois que l’on est hors de soi. J’aime particulièrement cette expression qui illustre à mon sens combien je peux me couper de moi-même lorsque je suis en colère. Toute mon énergie est alors tournée vers l’extérieur pour punir, critiquer, corriger cet autre qui me semble responsable de tous mes maux. Et lorsque j’agis depuis cet espace, j’obtiens rarement ce que je veux et si je l’obtiens c’est au prix de lourdes conséquences pour l’autre, moi et notre relation.

J’aime voir cette sensation d’être hors de moi comme un signal qui m’indique qu’il est plus que temps de retourner vers mon intérieur reconnaitre ce qui en moi brûle d’une telle intensité. Souvent, ma colère est associée à une impression d’impuissance à réussir à obtenir autre choses que ce qui se passe. Alors, dans ma tête, surgissent tout un tas d’exigences sur ce qui devrait se passer, sur ce que l’autre est, devrait faire ou ne pas me faire. Identifier le jugement sur l’autre qui tourne en boucle dans ma tête est un premier pas qui me met sur la piste de mon besoin. Qu’est ce que je me dis quand l’autre fait ce qu’il fait ? « Il ne pense qu’à lui ! » Alors, j’ai besoin de partage, de connexion. « Elle devrait ranger ses affaires ! » J’ai sans doute besoin d’ordre, de soutien. Une fois le besoin rencontré, je prends le temps d’apprécier, savourer, le soulagement qui apparait.

Si j’ai du mal à rencontrer mon besoin, parce que je crois fortement le jugement qui me traverse, il y a une pratique qui m’aide bien c’est la technique du contraire. Si je pense « Mon patron félicite toujours les mêmes » je transforme avec le contraire « Mon patron s’intéresse à chacun » j’ai donc besoin de reconnaissance.

Une fois mon besoin rencontré, j’observe les sentiments qui m’habitent. Je me rends compte que souvent derrière ma colère initiale se trouve de la tristesse, de la déception ou de la peur.

Enfin en lien avec le vivant en moi, je peux désormais me rendre la vie plus belle ! Je peux choisir d'exprimer l'intensité de mes besoins et sentiments à l’autre, et faire une demande d’action allant dans le sens de ce besoin ou bien une demande de connexion. Je peux aussi choisir de me rendre la vie belle en nourrissant ce besoin d’une autre manière qu’avec cette personne. Le champ des possibles est infini …

PS : Je vous encourage à visionner cette vidéo d’Eliane Regis sur « le cri de la girafe » qui est pour moi particulièrement éclairante : https://www.youtube.com/watch?v=lCCLq8fLNys